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Inauguration de Myria : élément du puzzle de l’attractivité normande

Dernière mise à jour 22/06/2017
G à D : H. Morin, D. Puechberty, F. Buccio, D. Rolland, N. Ménager, F. Guégot

Collectivités. Myria c’est le supercalculateur qui vient d’être inauguré aujourd’hui à Saint-Etienne-du-Rouvray (76) en même temps qu’on fêtait les 25 ans du Criann un sigle barbare pour dire Centre Régional Informatique et d'Applications Numériques de Normandie. Et pour fêter cet engin fait de gigantesques boîtes noires où circulent les datas en faisant clignoter de-ci, de-là des lumignons verts, rouges et jaunes on avait réuni quelques sommités normandes : Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Françoise Guégot, Vice-présidente de la Région Normandie, Présidente du conseil de surveillance du Criann et Daniel Puechberty, Président du Criann en présence de Fabienne Buccio, Préfète de la Région Normandie, Préfète de la Seine Maritime. Les représentants de l’Education Nationale étaient aussi de la partie avec Nicole Ménager, Rectrice de l’Académie de Rouen, et de Denis Rolland, Recteur de l’Académie de Caen.

Un monde de superlatifs

Pour donner une idée du poids économique de  Myria (ancien préfixe pour 10000), fourni par le constructeur français Atos/Bull, sachez qu’il a été acquis grâce au cofinancement de la Région Normandie (2 millions d’euros) et de l’Union européenne dans le cadre des Fonds Européens de Développement Régional (2 millions d’euros), et a également bénéficié d’une participation de l’État Français.

Quant à la puissance de calcul de cette machine, avec plus de 10000 cœurs de calcul x86, sa puissance crête théorique totale dépasse 600 TFlop/s (soit 600.000 milliards d’opérations par seconde). Dotée d’une architecture de type « grappe » (cluster en anglais), elle est constituée de serveurs interconnectés par un réseau Intel Omni-Path de dernière génération, qui permet à l’ensemble de se comporter comme une unique machine.

Avant-garde normande

La réunion s’est déroulée dans la cour du Criann à St Etienne du Rouvray puisqu’enfin nous connaissons un été qui donne envie de chante : « on dirait le sud » de Nino Ferrer.

Françoise Guégot qui était en quelque sorte chez elle au Criann, a rappelé la genèse de cette création dont les premières bases ont été lancées en 1991, il s’agissait de connecter les réseaux des écoles en Normandie (il y en avait deux au départ) le réseau pour l’enseignement se nomme maintenant Syvik. Plus globalement Myria a pour mission d’aider les organismes publics et privés normands à développer des activités d’enseignement, de recherche et de développement basées sur l’utilisation des nouvelles technologies de communication et sur l’informatique.  

De ce fait la Région a bénéficié très tôt d’un équipement d’internet dans les lycées et garde une avance nationale sur ce sujet. Peu à peu les fonctions se sont étendues à d’autres secteurs d’activités. Les calculateurs n’ont cessé de croître mais pas les coûts car Françoise Guégot annonce fièrement : « que les développements se sont faits à coûts constants ». L’arrivée de Myria n’est qu’une étape et un nouveau calculateur est prévu pour 2020. On est donc dans la création d’un mésocentre grâce auquel les spécialistes s’approprient les nouvelles techniques.

Pour Hervé Morin, ce type de démarche fait partie des points forts sur lesquels la Région s’appuie pour développer son attractivité : « le Criann est une brique majeure pour des développements nouveaux en Normandie. La recherche, l’enseignement supérieur, la culture sont des piliers sur lesquels la Région prendra son essor ».

La Préfète a confirmé la place que l’Etat accorde à ce projet dans ses plans : « l’Etat vient, depuis de nombreuses années, en appui à l’équipement du Criann en lui permettant de bénéficier des crédits du CPER. Cet effort sera poursuivi dans la durée […] c’est ainsi qu’une enveloppe de 880.000 euros de crédits d’Etat a été réservée dans le CPER 2015-2020. »