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Jean-Yves Le Drian : objectif 100 millions de touristes en 2020

Dernière mise à jour 11/07/2017
G à D : Jean-Baptiste Lemoyne, Jean-Yves Le Drian, Sébastien Le Cornu, en arrière plan M. Gall

Tourisme. Bain de verdure à Giverny, dans l’Eure, pour Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères, de l’Europe mais aussi du Tourisme depuis que Laurent Fabius son prédécesseur avait annexé cette fonction. La maison de Claude Monet, ses jardins, le plan d’eau des nénuphars lui ont permis de trouver « une atmosphère de sérénité, de magnétisme, mélange d’art et de beauté, qui rompt un peu avec d’autres moments, y compris avec le week-end dernier où j’assistais au G20 à Hambourg ».

Sébastien Lecornu, ex-président du Conseil Départemental et Secrétaire d’Etat à l’Environnement qui a œuvré pour le développement de ce Musée des impressionnismes et vient de signer la demande d’inscription du site au patrimoine de l’Unesco, l’a accueilli sur ses terres en compagnie de Pascal Lehongre qui venait d’être élu le matin même à la présidence du Département. Le ministre n’a pas abordé dans son discours ce thème de la reconnaissance du Musée des impressionnismes au patrimoine mondial de l’Unesco mais a confirmé son soutien à cette initiative dans les questions qui ont suivi son allocution.

Résilience du tourisme français

Pour ce premier discours sur le tourisme, le ministre était accompagné de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat qui, qui selon la nouvelle organisation gouvernementale, gèrera différents portefeuilles dont le Tourisme. L’objectif est d’atteindre 100 millions de touristes en 2020 avec un des recettes touristiques de 50 milliards d’euros  ce qui devrait permettre de créer 300.000 emplois de plus. Si après les attentats "avec 83 millions de visiteurs internationaux accueillis en 2016, la France a démontré sa capacité de résilience", dès maintenant les chiffres de 2017 au regard des arrivées du premier semestre, permettent d’anticiper un record de 88 à 89 millions de visiteurs étrangers en 2017, soit une hausse de 5% à 6% versus 2016.

« Des marchés matures comme l’Allemagne et l’Espagne sont en hausse de plus de 3% ; les marchés qui étaient en fort recul comme le Japon, la Russie et le Brésil augmentent de près de 30% ; l’Inde continue sa progression avec plus de 20%, et les États-Unis enregistrent une croissance historique de plus 16% : elle s’explique certainement par la forte augmentation des capacités aériennes ainsi qu’une baisse des tarifs » a précisé le ministre.

Améliorer les résultats économiques

Il ne suffit pas d’être le premier pays en nombre de visiteurs, il s’agit aussi d’augmenter le chiffre d’affaires, les revenus générés par le tourisme n’ont représenté en 2015 que 41,4 milliards d’euros plaçant la France au 4e rang.

Pour développer le tourisme qui représente 8% du PIB et 2 millions d’emplois directs et indirects et soutenir la dynamique engagées depuis 2014 sur les prochaines années, le ministre trace les perspectives : « pour atteindre les objectifs que je viens de fixer, je souhaite ouvrir plusieurs chantiers de travail autour de cinq axes majeurs : la qualité de l’accueil, la formation, le numérique, l’investissement et la sécurité. Cinq chantiers qui seront aussi guidés par une exigence permanente, celle de l’efficacité et du pragmatisme ».

Il annonce qu’il rencontrera les présidents de Régions au début du mois de septembre pour renforcer la gouvernance du tourisme et créer un cadre pour la cohérence, il souhaite : « soutenir les investissements dans le secteur touristique. Je pense nécessaire de lancer dans chacune des régions avec la collaboration des départements, des projets structurants qui seraient soutenus par le gouvernement dans le cadre du fonds «France développement tourisme» et avec la mise en œuvre du troisième volet du Programme d’investissement d’avenir »

Ces projets d’investissements indispensables devront être sélectionnés, identifiés par les collectivités territoriales en lien avec les représentants de l’État sur les territoires.

Ses « totems » seront le « décloisonnement » qui passe par un travail en commun entre les différents acteurs : public et privé, culture et tourisme et il insiste sur la nécessaire « efficacité » pour que tout cela se transforme en espèces sonnantes et trébuchantes mais aussi parce que le tourisme est un enjeu de cohésion nationale qui passe par une appropriation de son patrimoine car « le tourisme c’est de la liberté en acte ».

La méthode normande un bon modèle à suivre

Le matin les 22 contrats de destination avaient été présentés « Normandie-Paris Île-de-France : Destination Impressionnisme » ouvrent l’accès aux touristes français et internationaux à une destination facilement accessible. Il s’agit de packages rassemblant transports, billets pour les visites, hébergements. Le ministre s’est dit « impressionné » par la réussite de ces contrats qu’il se propose d’étendre à toute la France.